G lgt hésité avt de mettre cet article ms jme sui di ke peut-être des gen avai ressenti la même chose ke moi alor voilà :
Arrivée. Vision du portail. Immense. Des barbelés. « OK, c'est impressionnant. Point. » Tu franchis la grille, tu jettes un coup d'½il. Limite déçue. « Ah c'est ça ? » Puis, tu vois le cimetière. Et là, tu te dis : « Ah ouais. Quand même » Tu marches, silencieusement, au milieu des tombes, mais tu ne réalises pas. Tu ne peux pas. Tu ne veux pas. Puis, tu descends. Tu vois le fossé, la tour de guet, la forêt. On t'explique. Ta gorge commence à se serrer, ton estomac se noue. Tu continues la descente et tu prends conscience que, à l'endroit même ou tu poses le pied, une personne est certainement morte. Tu arrives en bas. Tu sens le vent, glacial, à l'extérieur, comme à l'intérieur de ton corps. Tu entends le bruit de leurs pas, leurs cris, les détonations. Leur souffrance. L'odeur du sang. Les traces de balles sur les murs. Le papier peint de la pièce à coté. La table de dissection. Le four crématoire. La vision de corps décharnés te hante. Ca devient insupportable. Tu sors, les yeux plus qu'humide, la tête basse, sans dire un mot. Tu es devenue témoin de l'horreur, de l'atrocité, de la folie humaine. « N'oublie jamais. » Oublier... Ces sensations sont ancrées dans ta peau, dans ta chair, dans ton sang.